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Retour sur le trail du Bélier Blanc

Catégorie: Nos événements
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C’était le 12 janvier à La Clusaz, Au Vieux Campeur sponsorisait Le Trail du Bélier Blanc. Un trail de nuit…, dans la neige. Quand je suis contactée par l’organisation pour prendre le départ de la course aux commandes de leur compte Instagram je ne me rends pas bien compte. J’ai certes déjà couru plusieurs fois dans la neige lors de la SaintéLyon mais je prends un peu à la légère les 11Km et les 490 D+ qui classiquement (comprendre sans neige) ne me pose pas de problème sans trop d’entraînement.

La nuit tombe sur La Clusaz. J’enfile des chaussettes et des sous-vêtements en laine de mérinos. Une fibre naturelle miraculeuse qui m’apporte chaleur dans les descentes et reste agréable même mouillée dans les longues montées souvent marchées. Pour ne pas me retrouver avec les cuisses et les mollets bétons, j’opte pour un collant. Double avantage dans la neige qui peut se révéler abrasive, en cas de chute, je serai bien contente d’avoir une protection. Enfin j’enfile un léger coupe-vent par-dessus et un tour de cou porté sur la tête pour protéger mes oreilles. Ce soir il ne fait pas trop froid, je fais donc fit de la couche chaude intermédiaire du classique « trois couches ». Dans mon sac, une couverture de survie, 500ml d’eau et une barre nutritionenlle bio Baouw. J’y glisse aussi une paire de gant, ma lampe frontale et mes crampons de trail running que j’enfilerai au dernier moment, par-dessus mes chaussure de trail speed goat qui collent au bitume. Ainsi équipée, je quitte ma chambre d’hôtel pour rejoindre la place de l’église et les 800 autres coureurs prêts à prendre le départ.

Après quelques stories et lives pour animer les réseaux, je me retrouve vite dans la dernière vague. Tant pis, je suis là pour le travail et pas pour faire un chrono. Le départ retentit, les crampons crissent sur les pavés de la place.

Quelques foulées plus tard c’est parti pour les 500D+. Les frontales des coureurs serpentent dans la neige, le spectacle est magnifique. Bon nombre de personnes court à plusieurs, l’ambiance est chaleureuse malgré les -2 degrés. Après 5km de course contemplative ou sur mon téléphone, me voilà toujours en queue de peloton. Arrivée en haut, je sais qu’il reste essentiellement de la descente sur 6km. L’égo prend le dessus sur le boulot, je range le portable, mange un bout et bois quelque gorgée d’eau, bien décidée à remonter quelques places. Au final c’est un peu moins de 200 places que je remonterai, un peu dans la souffrance et en faisant une confiance aveugle à mes crampons dans la descente. La neige mouillée et souple qui me posait problème à la montée, rendant mes appuis difficiles, est très ludique à la descente malgré le passage. Je peux lâcher les chevaux ! L’année prochaine je ne sous estimerai pas le Bélier Blanc, et suivrai surement un programme d’entraînement pour vivre plus confortablement ma course. La gestion des appuis et de la foulée dans la neige a été laborieuse et énergivore, il faudra la travailler ! Le matériel ne fait pas encore tout… mais il aide bien !

Retrouvez le trail en images sur notre chaîne you tube !

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