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Le GR20 du Sud au Nord

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Une excursion en Corse

Fin août, deux de nos conseillers Lyonnais partaient pour le mythique GR20 accompagnés de deux amis. En 12 jours, ils ont traversé la corse du Sud vers le Nord. Colin et Térence, conseillers à Lyon, Vincent, militaire et Etienne, infirmier, nous racontent leur expérience sur le GR préféré des Français.

Le retour d’expérience

Ma première question : “Alors, comment c’était ?”... et la réponse est unanime : “Dur !”. Le GR20, largement médiatisé par les performances des traileurs comme Kilian Jornet, François Dahen ou encore Guillaume Peretti, n’est en effet pas une promenade de santé. Il s’agit bien là d’une course en montagne !

Térence se confie : “C’était une expérience réellement instructive, tant sur le plan physique que mental.” Très souvent nos 4 aventuriers se sont retrouvés dans l’adversité. Repoussant leurs limites en misant sur un fort esprit d’équipe, ils ont réussi à se dépasser et à en faire une vraie aventure humaine. Sportifs de nature, lorsque je leur demande s’ils ont sous-estimé le GR20, la réponse est modeste et une nouvelle fois unanime :

“Non, on s’attendait à ça. On savait que ça n’allait pas être facile”

L’aventure en détails

La partie Nord a la réputation d’être plus technique car c’est le côté montagneux de la Corse. Étonnamment, ils expliquent qu’ils se sont sentis plus à l’aise sur cette partie du parcours.

La partie Sud, quant à elle, cumule un dénivelé plus faible mais les portions sont plus longues. Ils me racontent que certaines étapes sont délicates lorsque la météo est capricieuse. C’est le cas pour les aiguilles de Bavella, ou encore les crêtes de Usciolu. Mais Colin, sujet au vertige, en garde quand même un très bon souvenir bien qu’il ait longuement hésité à faire ces étapes. C’est en discutant avec un local qu’il s’est convaincu qu’il pouvait le faire !

Leur itinéraire, pourtant bien établi au départ, s’est ainsi vu modifié par des aléas et parfois même par certaines rencontres. Térence et Colin nous racontent leur périple en revenant sur leur feuille de route.

Feuille de route

Jour 1 : Conca - Paliri - Asinau par le col de Bavella. Pour gagner des kilomètres, on triple les trois premières étapes en empruntant une variante alpine. Bilan ? Distance plus courte / temps plus long.

Jour 2 : Asinau - Matalza. Une plus petite journée, avec des hébergements plus conforts dans des bergeries pour se remettre de la première grosse journée.

Jour 3 : Matalza - Usciolu - Prati. Bien reposés, on double l’étape et on pousse jusqu’à Prati.

Jour 4 : Prati – Capannelle. Grosse journée en perspective. Environ 17 kms, avec 890 m de dénivelé positif et 600 m de dénivelé négatif.

Jour 5 : Capannelle – Vizzavona. 14 kms cette fois-ci, pour 900m de dénivelé positif et 220m de dénivelé négatif.

Jour 6 : Variante des deux étapes autour de Petra Piana et nuit dans le plus vieux refuge du GR20.

Jour 7 : Vers Manganu. Ravitaillement inopiné sur cette étape. On gagne un filet de sanglier, offert par un chasseur du coin. Dans une popote, on le dégustera à l’étape suivante !

Jour 8 : Manganu - Ciottulu di i Mori. Encore une grosse journée : environ 23kms avec 650m de dénivelé positif et 1050m de dénivelé négatif.

Jour 9 : Ciottulu di i Mori – Tighettu. Repos, marche tranquille. On récupère de l’étape de la veille.

Jour 10 : Vers le Monte Cinto et Ascu Stagnu. Une étape difficile dans de très mauvaises conditions. Vent, orage et neige mouillée : la descente est très difficile sur les dalles mouillées. L’enfer pour Colin.

Jour 11 :  Jusqu’au refuge de Carrozzu. L’étape la plus fréquentée. On est sur la fin, c’est l’avant dernier jour. Journée tranquille et belles conditions.

Jour 12 : Entre Ortu di u Piobbu et Calenzana. Ultime étape avant 2 jours de plage et de repos à Calvi ! Un temps magnifique, étape agréable. On en voit enfin le bout.

Bilan et bonnes pratiques du GR20

Sur ces différentes étapes, les garçons ont surtout bivouaqué. Une sacrée logistique ! Entre plaisir et récompense, après 12 jours de marche dans des conditions rustiques, ils nous parlent de l’importance du matériel et des choses à prioriser pour apprécier l’excursion.

Toute la journée, c’est avec plus de 15kg sur le dos qu’ils avalaient les kilomètres. Le matériel était optimisé mais le poids de l’eau et de la nourriture restait malgré tout incompressible, et plus pesant de jour en jour...

Grâce à leurs sacs à dos ultra confortables, et en répartissant équitablement le poids du matériel et celui des vivres, les garçons ont tout de même pu avancer d’étape en étape sans trop de problèmes. Térence, lui, est parti avec un sac à dos Atmos de Osprey, résistant et avec « une ventrale ultra bien pensée », un modèle idéal pour bien répartir le poids sur les hanches. Colin avec un Zulu chez Grégory « parfait pour ce genre de trek » !

Pour la nuit, ils ont fait confiance à MSR : une Nook et une Hubba Hubba en test ! La Nook est impressionnante car elle est extrêmement légère à transporter. En revanche, une fois la nuit tombée, la Hubba Hubba fait la différence. Plus spacieuse et plus pratique avec ses deux absides, c’est un réel confort ! Sous le dos ? Thermarest : un matelas Neo Air Speed Valve bien long (Térence est grand) et bien confortable avec son coussin intégré, plus compact et très léger à transporter. En face, sous les fesses de Colin, un Prolite plus économique quoique moins confort en tout point, mais selon lui « il a fait le travail » !

Pour se tenir chaud, Térence a opté pour un Lamina de chez MW, un peu lourd et encombrant, car en synthétique. Colin a quant à lui choisi un sac de couchage en duvet bien moins encombrant et plus léger. Mais peut-être un peu juste en apport thermique pour cette aventure (5° confort).

Pour recharger leurs batteries (celles des téléphones cette fois-ci) : un chargeur nomade avec un panneau solaire intégré Xmoove Solargo pocket 10000 MAH. En le chargeant au maximum avant le départ et en le conservant sur le sac à dos toute la journée, ils ont pu maintenir à 20% de batterie leurs téléphones tout au long du GR20 !

Aux pieds, on fait le grand écart ! Térence est parti avec des chaussures de grande randonnée Asolo un peu lourdes mais super résistantes, tandis que Colin est parti avec une chaussure mid d’approche, légère et confortable... mais qui ne verra surement pas un autre GR dans sa vie !

Enfin, on aborde le sujet de l’habillement sur un GR où les températures elles aussi font le grand écart ! Dans le sac, 3 t-shirt techniques, 3 caleçons, 1 pantalon, 1 short et 1 short de bain. Pour le soir, 1 polaire et surtout une veste Gore-Tex. Leur plus grande alliée a ainsi été une veste Gore-Tex Norrona Falketing, coupe-vent sur les crêtes, respirante dans les parties physiques, chaude pour le soir et disposant d’une capuche anatomique très fonctionnelle pour la neige mouillée dans le Nord !

Si c’était à refaire ? Une dernière fois, la réponse est unanime. Essayer de mieux gérer les ravitaillements pour porter moins lourd : une gourde filtrante et des plats lyophilisés par exemple. Et peut-être aussi réfléchir à deux fois avant de doubler certaines étapes…

Vous aussi, vous préparez le GR20 ? Vous avez des questions ? Rendez-vous dans nos boutiques ou laissez nous un commentaire, on sera heureux de vous répondre !

Fr65 14 octobre 2018 à 09:21
Nous avons fait le GR20 du Nord au Sud, fin juin début juillet. Belle expérience mais très mauvais acceuil dans certains refuges surtout dans le sud!!
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