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INTERVIEW de Jan Petter Solberg, un des 3 fondateurs de YES.

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Hey JP, qu’est-ce que tu fais en ce moment ? Et où es-tu ?

Salut ! En ce moment de retour chez moi à Bergen (Norvège) où j’habite et je fais tout le nécessaire pour passer mes jours sans pouvoir voyager, vu la situation. J’ai commencé un business de restauration à domicile avec uniquement des ingrédients locaux.

10 ans de YES. c’est un chiffre qui compte, mais il y a presque 10 ans de plus depuis la sortie de ta partie emblématique dans Transcendence avec le costume de lapin. Des commentaires ?

Le temps passe vite, surtout lorsque vous êtes un snowboardeur/surfer à la recherche de la poudreuse, de la nourriture et des vagues !

Tu viens de cette vague magique de scandinaves venu de nulle part et capable de tout rider, des pentes vierges aux rails en passant par le FS backcountry (en pow). Que penses-tu de la nouvelle génération ?

Cette vague de riders que nous voyons en ce moment fait des choses dont nous n’aurions jamais pu rêver, que nous n’aurions jamais imaginé, c’est une époque bien différente. C’est amusant de regarder la progression et le niveau du snowboard, c’est amusant de voir ce qui l’a amené jusqu’à là, mais je suis un peu triste de voir que ce n’est pas toujours en termes de performance et par conséquent je crains que nous nous soyons plus amusés/éclatés à notre époque haha.

Vous avez commencé YES. avec Romain DeMarchi et DCP il y a longtemps. Quel est votre souvenir le plus profond de cette époque ?

Quand je repense à ces jours, je pense que nous étions à la croisée des chemins.
Pour moi, la question était est ce qu’on continue à faire du snowboard parce que nous ne sommes plus sponsorisés de la tête aux pieds et retournons à l’école pour redéfinir qui nous sommes ; ou voulons-nous toujours être des snowboarders et contribuer à quelque chose qui nous a tellement donné ?
A ce moment nous voyons encore tellement de potentiel non seulement dans le sport, mais aussi dans le business...
Burton était une si grande entreprise et il y avait de choses que nous voulions faire pour influencer le jeu et que nous ne pouvions tout simplement pas faire à cause de l’aspect juridique ou parce que cela n’avait pas de sens financièrement je suppose ( ?)...
Quand nous avons commencé YES. nous n’avions rien à perdre, ce qui signifie finalement la liberté d’une certaine manière et nous avons continué à avancer avec de nouvelles formes et graphismes que le snowboard n’avait pas encore vu.

Quelques mots rapides sur vos deux partenaires dans le crime Romain et DCP ?

J’ai l’impression de vivre 2 vies (snowboard / privé) et ils font partie de ma famille la plus proche dans les deux vies.
Nous changeons de rôle régulièrement sur qui est, sensé, audacieux, fou, drôle, donc la dynamique est spéciale, c’est le moins qu’on puisse dire. Je les regarde tous les deux comme de grands frères et j’admire vraiment les pères qu’ils sont parce nous sommes tous des enfants haha.

Quel était le message caché derrière le nom YES. ? Je me souviens encore des premiers « prototypes » avec Yes We Can sur la
semelle…

Avant de commencer YES. il y avait tellement de « non », de négativité sur ceci et cela, on nous disait « quelle mauvaise idée de créer une marque de snowboard ! Ne le faites pas ! ».
Nous sommes arrivés à un point où nous étions comme « FUCK » ça, faisons le quand même et ignorons ce que les gens disent. Quand Obama a été élu, je ne vais pas faire de politique avec ça mais à mon avis, tout le monde avait besoin de plus d’optimisme, de positivité, de YES...

Et quel était le but ultime que vous aviez en commençant YES. ?

Nous nous sommes lancés dans cette aventure parce que nous voulions rendre au snowboard ce qu’il nous avait donné.
Le snowboard a besoin de plus d’entreprises axées sur les riders, leurs attentes et nous voulions pouvoir le faire selon nos propres conditions, ainsi nous pouvions limiter certaines choses inutiles et aussi nous imprégner, nous inspirer d’une partie de l’histoire de ce sport qui est si intéressante et si importante.

Les technologies YES. sont assez intéressantes : pouvez-vous nous en dire un peu plus sur Underbite ?

Eh bien, quand je suis né, ma mâchoire inférieure était plus étendue que ma mâchoire supérieure et c’est à ce moment-là que j’ai pensé… hahaha je plaisante!
L’idée derrière Underbite et toutes les technologies d’accroche de carre de notre gamme, est de segmenter la carre en donnant aux côtés (chants) de votre planche des points de contact qui améliorent votre virage plus efficacement. Avec « underbite », nous l’avons placé là où vous montez vos fixations (points de contact), essentiellement là où vous amorcez votre virage et augmenter le rendement, ceci afin que vous puissiez dépenser cette énergie ailleurs lorsque vous ridez. J’appelle aussi ça la technologie du couteau à pain lol.

Quel est le point culminant de la gamme YES. pour la prochaine collection 2021 ?

Notre technologie de Powder Hull fait un bond en avant cette année et je vous invite à la découvrir !

Où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Dans 10 ans, nous aurons à nouveau cette discussion et j’espère que le snowboard sera ce qui sauvera le monde, il m’a sauvé moi de toute façon.

Merci le snowboard !